Foulque macroule (2023)

Vous avez sans doute déjà admiré sa belle robe noire ponctuée d’une délicate virgule immaculée sur le visage. Fidèle habitante des plans d’eau, elle se nourrit principalement d’algues. Et celle que vous avez devant les yeux, se baigne (vraiment!) à quelques mètres de foulques en plumes et en os. Cela fait plusieurs semaines que j’ai plié cet origami et j’attendais de me rendre proche d’un étang pour faire cette photo.

Ce week-end j’étais au bord du lac du pêcher, dans le Cantal, pour un court séjour Art et Nature que je co-animais à l’écolodge Instant d’Absolu. Et j’en ai profité pour tenter de photographier ma chère foulque. Sous la pluie, j’enfile un maillot de bain, et je cours planter un piquet dans l’eau à l’endroit choisi. Après l’averse j’y retourne pour couper le piquet, et visser une petite plateforme dessus pour poser l’origami, à ras de l’eau. Je pose le foulque.

Problème : on voit clairement un jour entre lui et la surface de l’eau, je le décale, il tombe à l’eau à la faveur d’une petite vaguelette. Aïe ! Je le pose à nouveau, tente de prendre ma photo en vitesse et court le sécher à l’intérieur. Résultat : il va bien mais la photo n’est pas bonne ! Il faut y retourner, j’enlève la plateforme et je décide de le faire reposer sur le piquet, donc franchement dans l’eau ! Le temps de prendre une photo, il tombe à nouveau le bec dans l’eau. Nouvelle course. Sauf que cette fois-ci, je tiens une photo qui me satisfait ! Et ce soir je vous la livre. Petite immersion en coulisses.

Plié à partir d’un carré de papier Arches (185 g/m²)