Mail 30

La pluie, l’épuisement et la distance qui nous sépare des premiers humains me donnent un sentiment de fin du monde…

Soudain il voit un oiseau dans un arbre, c’est un carunzi, l’espèce de poule volante. Il pose sa machette et me fait signe de la lui prendre, je suis un peu le porteur de machette quand il y a un animal… Il n’est pas très pédagogue, mais en même temps je le sens angoissé de ne rien ramener à Pakayaku. Il se rapproche doucement, arme son fusil et tire. Le coup n’est pas parti, sa cartouche est trop humide. Il essaye à nouveau, ça marche pas… il change de cartouche, ça marche pas,… encore une fois, PAF! Ça tire, l’oiseau change d’arbre, il l’a loupé. J’arrive derrière lui, doucement, mon fusil est chargé, je me dis « tiens, c’est peut être moi qui vais l’avoir ». Il réarme son fusil, ça marche pas, ça marche pas,… Je lui chuchote « Il est où? ». Mais au lieu de me répondre « vas-y, il est juste là » il me dit « chut, donne-moi ton fusil ». Je lui tends, ça marche du premier coup, je sais au moins garder mes cartouches au sec! L’oiseau tombe au sol, je vais le chercher. Nous enlevons rapidement les plumes et continuons notre route. Un peu plus loin, on entend un autre carunzi, il passe au-dessus de ma tête, se pose dans l’arbre d’à côté. J’arme mon fusil, je vise, il bouge, j’hésite à tirer, et puis il s’envole… J’aurai au moins dû essayer, je m’en veux un peu. Nous arriverons à la maison à 18 heures, après 13 heures de marche. À raison de deux pas par seconde en moyenne cela fait environ 93 000 pas dans la journée (calcul que je fais dans ma tête alors que nous marchons… on en a du temps pour penser à toutes sortes de choses durant ces journées dans la forêt!), et puisque chaque pas est une épreuve je vous assure qu’on dort bien après cela!

À la maison une surprise nous attend : les parents de Ramiro sont là, son petit frère Emerson aussi (10 ans) et Moïses, le frère de Rosa. Ils sont venus pour nous aider, on leur raconte que très peu d’animaux ont croisé notre route et qu’un foutu chien est venu nous voler alors que nous dormions! Ça les fait rire. Tout ce monde d’un coup c’est étrange, je m’étais habitué au silence, nous n’étions que tous les deux depuis presqu’une semaine… Très vite je discute avec Emmerson, j’adore les enfants, et ce sourire… Il m’apporte du jus d’arapa (l’arbre qui donne ces fruits est juste à côté de la maison) dans lequel il a rajouté du sucre. Du sucre… nous n’en avions pas amené, et je crois que j’en avais besoin, le seul sucre que nous consommions venait des fruits, mais nous n’en mangions pas beaucoup ! Le père de Ramiro nous apprend qu’il y aurait des gringos dans le village, des gens qui coupent les têtes… Il paraitrait même que quelqu’un ait dit que je pouvais avoir quelque chose à voir avec eux, et la présidente de Pakayaku (mon amie Sacha Kasha) aurait annoncé par téléphone qu’il fallait que je m’en aille. Moïses me dit que sa mère n’est pas au courant mais que si elle l’apprend elle s’énervera sacrément, il dit ça comme s’il me faisait la promesse que sa famille ne me laissera pas tombé. Toutes ces nouvelles me rendent triste, on était bien tous les deux, isolés du monde extérieur, et voilà que des ragots viennent perturber notre sérénité.

Samedi 19 décembre.

Le retour pour Pakayaku c’est mardi ! On se réveille vers 4 heures. Je décide de rester à la maison me reposer, ils partiront tous les trois à la chasse, Ramiro, son père et Moïses. La mère de Ramiro nous sert la chicha au coin du feu. Ramiro me demande au coin du feu de quoi j’ai rêvé, si j’ai rêvé de femmes, signe d’une bonne chasse! Je lui avoue avoir rêvé que j’avais une petite fille, et j’étais le plus heureux des papas! Il ne semble pas convaincu que cela nous porte chance! Moïses se lève, il a entendu un carunzi et entreprend de discuter avec lui, il pousse des cris rauques, sans réponses. Il revient vers la maison et crie « PriiiimooOOOOOO ». Mon primo lui, n’est pas là. Il me manque mon Rémi alors parfois je l’appelle aussi dans la forêt mais mon cri n’arrive pas jusqu’à sa maison de terre et de paille perdue dans la campagne au sud de Toulouse. Nos plus proches voisins répondent au cri de Moïses : « OoouuuuuuuuHHhhh ». Ce rituel a lieu tous les jours, le matin, le soir. C’est leur manière de savoir si tout va bien, de dire qu’ils sont rentrés. Parfois ils essayent de se parler mais on ne comprend pas toujours. Ramiro leur crie « Pakayakuuuuu riunchiiiimiiiii », ce qui signifie « On rentre à Pakayaku », c’est sa façon de blaguer sur cet éloignement prolongé ! Ramiro me demandera à plusieurs reprises de leur crier « Sikita apaaaamuyyyy », ce qui veut dire « Ramène tes fesses ». Je vous joins un enregistrement de ce moment, on y entend Moïses appeler le carunzi puis son cri destiné à nos voisins.

Je passe la matinée à me reposer, à lire, à écouter les oiseaux. Vers 10 heures Moïses revient, il a chassé une biche. A ce moment-là je me dis que Ramiro n’est peut-être pas un si bon chasseur que ça ! Lorsqu’ils chassent un animal aussi gros ils fabriquent un sac en feuilles très solide pour pouvoir le transporter jusqu’à la maison. J’aide Moises à vider l’animal, le découper en morceaux, puis nous faisons un gros feu pour le faire fumer… cela nous prend plusieurs heures. La mère de Ramiro cuisine les tripes, mais la viande, c’est pour la fête, nous devons la ramener à la casa del prioste ! En tout cas, les tripes, c’est délicieux… En fin de journée, Ramiro et son père sont de retour, sans rien avoir chassé. Un de nos voisins passe, il vient de tuer un paresseux. Je n’en avais jamais touché de ma vie, ses griffes sont impressionnantes. On pourrait croire que cet animal ultra lent est facile à chasser, c’est tout le contraire, il est quasiment impossible de le voir. Moises me dit « Il faut être un champion pour le tuer ». (Je reviendrai sur le sujet des singes un peu plus loin, n’arrêtez pas votre lecture si cela vous choque !).

Le lendemain je veux être de la partie mais ils me conseillent de rester à la maison, me reposer pour le dernier jour de chasse lundi. Je n’ai pas envie de m’imposer, peut-être que je les handicape… je reste donc à la maison et je pars à la pêche avec Emmerson. J’adore pêcher avec les enfants, ils m’expliquent bien mieux que les adultes comment ils font, avec respect et bienveillance.

En fin de journée les chasseurs sont de retour. Ils ont tué trois singes. Lorsque je les touche ils sont encore chauds. Je caresse ces petites mains, ces visages qui nous ressemblent et je leur demande pardon. Pardon de leur avoir ôté la vie dans le but de nous nourrir. Certains d’entre vous trouveront cela cruel. Pour ma part, ayant vu (et vécu) la difficulté à tuer ne serait-ce qu’un oiseau dans cette jungle amazonienne, j’estime que le rapport de force homme/animal est largement équilibré, pas comme chez nous en France… Poulets en batteries, élevage industriel, ferme des mille vaches… Et puis la viande est un met exceptionnel à Pakayaku, pas comme dans nos pays carnivores. Ils ont d’ailleurs décidé de n’organiser les fêtes du village qu’une fois tous les deux ans pour que la faune puisse récupérer.

Nous dépeçons le plus gros des singes, sa peau servira pour le tambour de Ramiro. Ils sont fait d’une peau solide sur laquelle on frappe et d’une peau plus fine de l’autre côté du cylindre sur laquelle une petite corde naturelle tendue produit un petit grésillement lorsqu’on frappe la peau la plus dure. Cette petite corde naturelle je l’ai fabriquée avec eux. Nous sommes allé couper des feuilles spéciales, allongées et fibreuses. Puis nous les avons raclées pour enlever la « pulpe » verte et laisser les fibres apparentes, fibres que nous avons laissées sécher un jour ou deux. Puis nous les avons roulées pour produire une corde torsadée.

Lundi 21 décembre, c’est le dernier jour.

Il fait encore nuit lorsque nous nous réveillons. Ramiro me dit qu’il est temps de rentrer, qu’il a rêvé que sa femme était avec un autre… Cela nous fait rire et met de la bonne humeur dans nos cœurs! Nous partons de bonne heure, Ramiro, Moïses et moi. Le père de Ramiro rentre à Pakayaku aujourd’hui, il me conseille de ne pas prendre mon fusil mais je refuse, si j’ai envie d’avoir une chance de tirer je dois l’emmener, par contre il me convainc de laisser ma machette, je le regretterai. Nous marchons silencieusement dans la nuit noire, le ventre rempli de chicha. La perspective de marcher toute la journée me rend heureux, j’ai la forme, et puis nous rentrons demain! Soudain nous entendons un bruit, un de nos voisins est en train de couper un arbre. Au lieu d’aller lui dire « bonjour », ils marchent tout doucement pour ne pas qu’il nous entende… Étrange… Ils me diront un peu plus loin que cela porte malchance d’être vu en partant à la chasse…

Nous continuons notre chemin. Le voile de la nuit s’efface peu à peu, la forêt accueille avec calme et sérénité ce nouveau jour, les oiseaux commencent à chanter. Le cri d’un toucan nous immobilise soudain (je vous joins un enregistrement d’un cri de toucan). Moïses arrache une feuille, la dispose entre ses deux pouces et souffle, il est en train de l’appeler. Ramiro n’avait jamais fait ça, je n’étais pas parti avec le bon chasseur je crois ! Moïses part en courant tout droit sur le chemin, puis Ramiro me laisse sa machette et son sac (sa chicra, vous vous rappelez ce sac tissé ?) et pénètre dans la forêt sur la droite.

Dix secondes plus tard je ne l’entends déjà plus. Me voilà tout seul, j’arme mon fusil, on ne sait jamais. Mais je ne sais pas où aller, et puis je n’ai pas envie de faire fuir les oiseaux, du coup j’attends… Moïses revient, on continue de marcher sur le chemin, puis on s’arrête pour attendre Ramiro. Lorsqu’on se cherche dans la forêt on peut crier très fort «OOOUUUUUHHHH », mais pour faire fuir les animaux c’est radical ! Du coup on siffle, un peu comme le chant de certains oiseaux… reste ensuite à savoir distinguer les oiseaux des appels de Ramiro, et plus d’une fois je me suis fait avoir ! On siffle plusieurs fois mais seuls les oiseaux nous répondent. Moïses me dit d’attendre Ramiro ici, qu’il continue le chemin.
Me revoilà seul à nouveau. Et le temps passe… et si Ramiro rejoignait le chemin plus loin et continuait… ? Je pourrais rester seul ici bien longtemps. La tentation serait forte de continuer le chemin moi aussi pour les retrouver, mais si je me perdais… le temps passe… un quart d’heure, une demi-heure… Avec moi j’ai mon fusil, deux cartouches, un peu de chicha mais je n’ai pas ma machette, instrument principal pour la survie dans la forêt ! Je n’ai pas non plus de briquet, ni d’allumettes… j’ai fait n’importe quoi en partant ce matin !

Bon, restons calmes, je suis juste tout seul dans la forêt amazonienne, à 3 heures de marche de la maison. Et même s’il y a un chemin, parfois il faut vraiment le deviner… Que faire ?

Attendre… sans bouger… Lorsque j’étais petit mes parents me disaient toujours « si on se perd, on se retrouve au dernier endroit où on s’est vus », soit, mais nous n’avons rien convenu de tel avec Ramiro et Moïses. Je siffle toutes les deux minutes,… de plus en plus fort… sans réponse. Enfin, je me décide à crier, que les animaux s’enfuient est devenu secondaire pour moi. Je ne peux pas dire que je panique mais j’ai l’instinct de survie qui prend le dessus, je me sens en milieu hostile, et je redoute qu’une incompréhension entre mes compagnons de chasse me laisse planté là toute la journée. Ils viendraient me récupérer je pense, mais quand ? Passer la nuit en forêt, seul, sans feu, sans hamac, doit être assez angoissant et je doute que je pourrai fermer l’œil bien longtemps. Faire du feu… je sais faire, en France j’en ai fait plusieurs fois, juste avec du bois, une corde pour faire un arc et beaucoup de patience… Une corde… j’ai ça dans la poche, je n’ai pas tout oublié ce matin. Mais tailler un petit cylindre de bois (que je fais tourner très vite grâce à l’arc), trouver un bois sec et tendre pour produire une sciure capable de faire une braise, tout cela sans machette, c’est un sacré défi. Je crie à nouveau. L’attente… Cela ne m’a jamais dérangé d’attendre dans ma vie, c’est une activité intéressante je trouve. On peut laisser notre esprit vagabonder, nos idées s’enchainent les unes aux autres, c’est une pause dans l’espace-temps, une invitation à l’imaginaire. C’est un peu différent lorsqu’on est tout seul dans la jungle ! Je crie de nouveau…

Une réponse ! Un cri ! Pas bien fort non, mais je l’ai bien entendu, je n’ai pas rêvé ! Cinq minutes plus tard Ramiro arrive à ma rencontre, il me dit que les toucans sont partis, je ne lui avoue pas que j’ai eu un peu peur, mais je me promets de ne plus les laisser partir sans moi. Nous reprenons la marche.

Nous retrouvons Moïses, il est 10 heures et continuons notre chemin. Celui-ci s’immobilise soudainement, arme son fusil et tire. Il se met à courir. L’animal, blessé, court bruyamment, c’est un sanglier. Puis Ramiro part sur ses traces lui aussi. Je prends une cartouche, la dispose dans mon fusil. Moïses revient en courant, il enlève la cartouche usée et m’en demande une neuve, que je lui tends… Encore une fois, ma seule utilité fut d’avoir une cartouche, sèche, au bon moment, au bon endroit. Je ne le prends pas mal, j’ai conscience d’avoir tout à apprendre, encore faut-il que l’on m’y aide un peu. Son fusil chargé à nouveau, Moïses part en courant. Encore une fois je me retrouve seul. Pas pour très longtemps. Ramiro revient, nous partons sur la trace du sanglier. Nous suivons les traces de sang, les empreintes de l’animal et celle de Moïses aussi ! Nous marchons pendant au moins 2 heures ainsi, les yeux rivés sur le sol, les feuilles, la moindre marque dans les feuilles trahissant le passage de l’animal blessé. Après avoir rejoint Moïses nous continuons la poursuite encore un long moment.

Las, nous stoppons nos recherches et faisons une pause près d’un ruisseau pour boire de la chicha. Comme d’habitude, Ramiro cherche la feuille adaptée pour faire un bol, la pose sur sa tête pour lui donner une forme arrondie, puis la fige dans cette position en embrochant l’un des côtés du bol avec la tige (très solide) de cette même feuille.
Nous reprenons la route tous les trois, ils veulent aller ramasser des guachansi (espèce de marrons que nous faisons griller dans une casserole, les enfants en raffolent). Sur le chemin nous rencontrons un arbre de cundiasun (un fruit acidulé délicieux, absolument exquis). L’arbre a été coupé par d’autres personnes, c’est dommage, mais des kilos de fruits sont facilement accessibles ! Nous faisons une véritable orgie de cundiasun et remplissons nos chicras. Nous voilà bien chargés. Nous marchons encore un long moment avant d’arriver à l’arbre de guachansi, semant tels des petits poucets des noyaux de cundiasun tout le long du chemin. Nous posons nos fusils, nos machettes et commençons à ramasser les bogues contenant la précieuse fève. Puis il faut casser ces bogues très solides. A défaut de pierre nous devons trouver du bois très dur. Chacun se fait son petit atelier, je coupe un morceau de bois qui me semble robuste mais je déchante assez rapidement, le bois est trop tendre. Je demande conseil à Ramiro et tout va mieux. Nous passons au moins une heure là-bas… Ils mangent presque tous les cundiasun qu’ils avaient dans leur chicra pour les remplir de guachansi. Moi j’en garde un peu, j’ai envie d’en ramener à Pakayaku pour en offrir aux enfants. Nous repartons alourdis de plusieurs kilos chacun. La maison est à 4-5 heures de marche !

C’est le dernier jour de chasse, je profite de ces derniers instants en pleine forêt, tellement loin de la première route, tellement proche de la nature, en pleine communion avec la forêt, la pluie, les animaux, petits et grands. L’homme est chasseur-cueilleur par nature, c’est dans ses gènes. Le genre homo est apparu il y a 3 millions d’années environ, et cela ne fait que 10 000 ans qu’il utilise l’agriculture. Si l’on rapporte la vie de l’homme sur Terre à la vie d’un homme de 50 ans, cela ne fait que deux mois qu’il fait de l’agriculture… et à peine un jour qu’il exploite le pétrole. Nous ne sommes pas faits pour le monde dans lequel nous vivons, et c’est peut-être pour cela que nous faisons tant de conneries !

Moïses s’arrête soudainement, arme son fusil et tire. Il se met ensuite à courir après un animal qui crie, il revient avec une espèce de petit chiot entre les mains, vivant. C’est sa mère qu’il a tué… Il entreprend de dépecer l’animal pour en prendre le cuir et faire un tambour, je demande pourquoi est-ce qu’il n’attend pas d’être à la maison pour faire cela, puis je comprends que ce n’est pas un animal qu’ils mangent… Je trouve cela triste de tuer un animal juste pour sa peau, surtout lorsqu’il avait un bébé… Le père de Moïses me dira que son fils a fait une grosse erreur, le cuir de chien sauvage apporte de mauvaises énergies, Moïses n’aurait pas dû tuer cet animal, surtout qu’il avait un bébé. Nous ramenons le bébé vivant, il espère pouvoir l’apprivoiser…

Sur notre chemin du retour nous ramassons quelques gros escargots vivant dans les ruisseaux, nous les mangerons un peu plus tard, cuits au coin du feu, c’est délicieux. Le soir, nous passons de longues heures à faire griller les guachansi. Je m’effondre vers 22 heures, Ramiro ne dormira pas de la nuit, occupé sur son tambour. Il ponce la peau du singe qu’il a chassé avec une pierre spéciale pour la rendre bien fine…

Mardi 22 décembre, c’est le moment de partir.

Moïses, qui avait attaché de bon matin le petit chien sauvage, se rend compte qu’il s’est fait la malle, rongeant le lien qui l’attachait. Je lui souhaite une belle vie dans la forêt ! Nous préparons toutes nos affaires, la viande fumée, de la chicha pour le voyage retour (en canoë à moteur)… et c’est parti !
Nous descendons le fleuve Yatapi durant 4-5 heures, quasiment sans utiliser le moteur, les rapides sont trop dangereux. Lorsque nous débouchons enfin sur le Río Bobonaza (le long duquel se trouve Pakayaku), nous apercevons sur une plage 4 ou 5 canoës appartenant à d’autres ayudantes revenant de la chasse. Ils nous invitent à boire de la chicha avec eux… on me tend un pilche (une demi calebasse) d’une trentaine de centimètres de diamètre remplie à ras bord !

La fête de Pakayaku commence maintenant… elle durera 4 jours…

Ce sera pour un prochain mail et il y aura des photos!

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Jonathan Rebouillat
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