Parcours

“Mes voyages préférés sont ceux au cours desquels je me présente à la nature à armes égales, sans moteur, sans pouvoir aller plus vite que mon énergie ne l’autorise.”   Sylvain Tesson

Mon parcours
      J’ai participé à de nombreuses conventions d’origami en France et en Italie. J’étais invité au premier marathon mondial de l’origami (OWM 2020). Je suis également venu à la convention des créateurs à Saragosse en 2020, où j’ai pu présenter les ponts que je vois entre l’origami et l’écologie. Entre mars et juin 2021 mes modèles ont été exposés dans le musée d’origami EMOZ, à Saragosse. Aujourd’hui je suis le père d’une fille de 20 mois, qui passe beaucoup de temps contre moi à écouter le chant des oiseaux. Quand je lui donne des carrés de papier, elle commence à les froisser!
Mais un jour, elle pourra commencer à les plier, et j’espère qu’elle sentira la papier prendre vie entre ses doigts.
Qui suis-je?
     Je m’appelle Jonathan Rebouillat, je suis né à Grenoble en 1989. Entre 5 et 8 ans, j’ai vécu en Chine. Je garde de beaux souvenirs de cette étape de ma jeunesse: des odeurs typiques et des vélos de toutes parts. À l’âge de 11 ans, j’ai été accepté dans un collège international, et j’ai alors étudié l’espagnol de manière intensive, 9 heures par semaine, jusqu’à mes 18 ans. J’aimais aussi les sciences, et c’est pourquoi j’ai commencé des études d’ingénieur après le lycée. 1 an, 2 ans,… Plus les années passaient, plus je me rendais compte de l’urgence climatique, et du rôle joué par les ingénieurs dans ce monde de plus en plus mécanisé. J’avais besoin de simplicité et d’harmonie avec la nature.
J’ai eu la chance de voyager en Équateur (3 fois) et je suis tombé amoureux de l’Amazonie (cliquez ici pour découvrir le récit de mon grand voyage au bout du monde). J’ai réussi à terminer mes études (5 ans!), puis j’ai tout de suite acheté un vélo pour voyager, lentement. Apprendre à connaître le monde, les montagnes et les vallées, sans hâte et sans polluer l’air que nous respirons tous. Quel bonheur ! J’ai voyagé en France et en Espagne, en rencontrant des personnes adorables et en découvrant des écovillages. Quand j’avais besoin d’un peu d’argent, je revenais pour un temps à Montpellier pour donner des cours particuliers de mathématiques et de sciences.
 
Ma découverte de l’origami
      En 2014 j’ai décidé de changer complètement de vie: aller vivre en Équateur, dans la forêt amazonienne, dans une communauté Kichwa que j’avais rencontrée 5 ans auparavant. Mon rêve était d’y arriver sans utiliser de pétrole. Je devais trouver des gens qui allaient traverser l’Atlantique en voilier, et qui accepteraient que je les accompagne. Moi, un jeune homme qui n’avait jamais navigué sur un voilier. Heureusement, j’ai trouvé! Le voyage a commencé le 12 octobre. Nous avons traversé la mer Méditerranée en nous arrêtant plusieurs fois en Espagne. Puis Gibraltar, une escale au Maroc, et les îles Canaries, où nous sommes restés 10 jours. Nous avons également découvert le Cap Vert de Cesaria Evora: un petit trésor au milieu de l’océan. La traversée de l’océan Atlantique a duré 15 jours.
      Nous sommes arrivés en Martinique. Et c’est là que je suis tombé amoureux de l’origami! Une femme m’a montré un modèle de bouche qui fait des bisous et un oiseau qui bat des ailes. Quelle magie! Je suis allé vivre une semaine dans la maison de cette dame et de son mari, et j’ai commencé à plier tous les modèles du livre d’origami qu’elle possédait. Avec un autre voilier je suis arrivé en Colombie, puis j’ai acheté un vélo pour continuer à voyager, sans pétrole. J’ai passé 2 mois dans une ville du nord du pays, et chaque jour je donnais des cours de français et d’origami aux enfants.
      Je suis arrivé en Amazonie équatorienne après 6 mois de voyage, avec un sentiment d’harmonie profonde et de bonheur extrême. J’ai vécu pendant un an dans la communauté de Pakayaku. Mon quotidien : pêcher, chasser, récolter du manioc, apprendre la langue Kichwa et plier quelques fois du papier. (Récit complet de mon voyage) J’ai décidé de retourner en France en 2016 pour travailler comme enseignant et approfondir ma pratique de l’origami. Lorsque j’ai assisté à ma première convention, j’ai rencontré des créateurs, et cela m’a donné une irrépressible envie d’inventer mes propres modèles.
 Mes créations
      Ma première création fut un gorille. Je pliais le papier, je l’observais entre mes doigts, et un instant plus tard, ce fut le papier qui me regardait. Cette rencontre m’a coupé le souffle! Depuis ce moment, je suis dans un processus de création personnelle. J’utilise du papier épais, fait pour l’aquarelle, que je mouille avec de l’eau, ce qui permet de réaliser des courbes qui resteront figées une fois le papier sec. Je suis attiré par la simplicité et la recherche de l’essence. Je passe beaucoup de temps à observer les animaux autour de moi, en particulier les oiseaux et les mammifères. C’est la première étape de mon processus de création: des heures et des heures cachés dans la forêt, avec des jumelles pour voir qui apparaît. L’origami est pour moi une manière d’exprimer l’émotion que j’ai eue lors de la rencontre, comme un hommage à la beauté de la vie. Nous avons tant à reconstruire pour vivre à nouveau en harmonie avec les autres êtres vivants!
Pour découvrir comment je plie un modèle, vous pouvez visionner une vidéo en cliquant ici
Quelles règles dans l’origami ?
      Tous mes modèles sont fait à partir d’un seul papier (carré, triangle ou rectangle), sans découpe et sans colle. Je peins mon papier avant le pliage (peinture acrylique), il est donc souvent noir d’un côté et blanc de l’autre. Une fois la peinture sèche je mouille mon papier avec de l’eau. Je peux alors le plier et le courber à ma guise. Si je veux obtenir le visage d’un panda, il faut arriver à amener le noir aux bons endroits : le museau, les yeux et les oreilles. Chaque modèle est donc un nouveau défi, un jeu avec le papier pour donner vie à tous ces animaux, tous si différents et pourtant ayant une origine commune dans le grand arbre de l’évolution. Les faire naître d’un même carré de papier est donc hautement symbolique.
Une nouvelle passion : la vidéo !
      Depuis quelques moi je me lance dans la réalisation de courtes vidéos animalières. J’utilise pour l’instant un matériel un peu rudimentaire: mon téléphone fixé à ma longue vue. Les résultats sont assez bluffants mais j’espère bientôt pouvoir m’équiper de matériel plus sérieux, raison pour laquelle j’ai lancé une page Tipeee.
J’accompagne ces vidéos de musique classique que j’adore. Mon objectif est de mettre en évidence l’incroyable beauté du monde sauvage. Partager avec vous l’émotion de ces rencontres. Témoigner de la fragilité et de l’urgence de protéger toutes les formes de vie de cette planète.
 
Toutes mes vidéos sont accessibles ici : VIDEOS.
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Jonathan Rebouillat
(+33) 7 68 67 54 84
jonathan.rebouillat@yahoo.fr